carte vs. film
Posted in dean koonz, philip k. dick, serge brussolo, stephen king on iulie 10, 2009 by trapeseBrume/The mist
Posted in stephen king on iulie 10, 2009 by trapeseAm vazut “The mist”, ecranizarea uneia dintre cele mai bune povestiri ale lui Stephen King.Brume este experienta maxima la lectura, filmul pare si el bun.Ca si “Secret window”, ecranizarea lui “The mist” este un caz fericit in care filmul nu face de rusine cartea.Sa ne intelegem, short storiurile lui King sunt PERFECTE chiar si in traducere.Parerea lui Trapese…
bathing unsafe, sharks swimming!
Posted in serge brussolo on iunie 28, 2009 by trapesePeggy a enfile une combinaison de cautchouc noir, classique, le modele recommande si l’on veut eviter d’attirer l’attention des requins qui sont nombreux dans ces eaux.Les couleurs vives-affectionnees par les plongeurs amateurs-sont reperees de tres loin par les squales, et la jeune femme prefere eviter ce type de rencontre.
“On ne voit jamais venir un requin, lui a serine son instructeur.C’est un principe de base.Une seconde avant l’attaque, il n’etait pas la, tout paraissait tranquille.Une seconde apres, il est deja reparti en emportant ton bras ou ta jambe.Tu as a peine eu le temps de le voir passer.Le requin sort du neant et y retourne aussitot, c’est pour cette raison que tout les systemes de defense qu’on a pu inventer a ce jour ne servent a rien, ou presque, car ils presupposent que tu as eu le temps de reperer la bete, et de la mettre en joue, or ca ne se passe jamais de cette facon.Les seuls requins qu’on peut voir sont justement ceux qui ne vous attaquent pas.Le requin tueur, lui, t’a repere bien avant que tu ne percoives son approche.Il a tout calcule dans son ordinateur de plongee: l’angle d’attaque, la vitesse.Il ne fera qu’un passage, un seul, mais il arrachera le maximum de viande.Les scientifiques parlent de prelevement tissulaire massif…
Prelevement tissulaire, mon cul!Il te bouffe, oui!Le requin attaquant est un fantome.Il se materialise et s’evapore en un clin d’oeil.Il n’a peur de rien, il n’eprouve aucune douleur.Les tripes a l’air, il se bat encore.Il n’a aucun sentiment.C’est le plus debile et le plus dangereux des predateurs qui rodent le long des nos cotes.”
from baignade accompagnee
The Deep Dive Syndrom (“Le syndrome du scaphandrier”) *HD*
Posted in dadecitit on iunie 24, 2009 by trapeseCartea este printre cele mai bune ale autorului.
le murmure des loups, fragment
Posted in dadecitit on iunie 12, 2009 by trapeseOui, c’etait exactement cela!Une transfusion inexplicable s’etait operee entre le maitre et l’animal.Une mysterieuse symbiose reliait l’homme et la bete, en faisant desormais une seule et etrange creature synthetique.Maurice avait un regard rouge, un regard de chien d’attaque.Sa tete se deplasait par a-coups, comme celle d’un predateur suivant les evolutions d’une proie.Il paraissait plus ramasse, plus…compact.”A-t-il lui aussi une haleine de loup?” se demanda Daniel.Il s’attendait presque que le gardien se mette a bailler, demasquant une double rangee de crocs et une langue interminable.”Bon, ca va, fit Jonas dans le but evident de detendre l’atmosphere, y a pas de casse.Tu fais un bout de route avec nous?
-Okay”, marmonna Maurice.
Le chien se mit en mouvement, progressant par bonds coules, aves une extraordinaire fluidite.P’tit Maurice ne le quittait pas des yeux, comme si son esprit telecommandait la bete, comme si un lien telepathique l’unissait au fauve.
“Il doit se faire tout un cinema”, constata Daniel, mais cette reduction n’apaisa pas son trouble.La metamorphose du gardien continuait a l’inquieter…
Naissance d’un texte
Posted in serge brussolo on iunie 12, 2009 by trapeseTout me vient toujours de facon visuelle, sous forme d’images.A l’epoque de mes debut, j’etais submerge par une image qui venait de je ne sais d’ou et qui impliquait une histoire.C’est un peu comme si j’etais devant un tableau et le decrivais.Je commencais par raconter ce qui arrivait dans ce tableau puis je “recomposais”, puisque le tableau n’est toujours qu’une tranche, un moment, une photo.Je recomposais l’evenement dont etait extraite cette photo.Mais je ne voulais pas “dramatiser” obligatoirement ces images, ce que beaucoup de gens du milieu S.F. ne comprenaient pas, je refusais de batir de petites intrigues avec un debut, un milieu, une fin, avec toutes les ficelles possibles et imaginables.Je ne voulais pas forcement qu’il ait une intrigue qui progresse, ce genre de choses.Je voulais seulement raconter une ethnologie revee, c’est a dire raconter la vie au jour le jour d’un groupe d’individus.Il n’y avait jamais de heros solitaire, toujours des groupes de personnages.Et j’essayais de montrer les relations interpersonnelles mais au niveau du groupe.C’etait un parti-pris: celui de ne pas faire une intrigue du style “complot ayant pour but de renverser le roi afin de prendre sa place”…
Ces trucs-la me paraissent d’une naivete confondante et meme d’une grande betise.Et a l’epoque je refusais le jeu de l’edition qui souhaitait que l’on raconte des histoires avec des mechants, des gentils, on connait la suite.Je disais: “Ce sont les enfants qui veulent qu’on leur raconte des histoires, moi j’ecris pour les adultes.”Je le pense toujours mais je suis oblige de tenir compte des exigences des editeurs, d’un circuit qui se durcit de plus en plus, dans lequel il est de plus en plus difficile de survivre.Dans bien des cas, ce sont les editeurs qui decident, tu n’est qu’un ouvrier executant des travaux de commande.Cela dit, il ne faut pas prendre tout cela trop au serieux, ni mes theories, ni mes doleances.Comme disait Henry Miller: “Demain je dirai peut-etre le contraire… et je ne mentirai pas!”
(Entretien avec R.C….)
Armureria…
Posted in legenda lui Drago on iunie 4, 2009 by trapese…era sub asediu.Vijelia nu dadea semne de oboseala.Privind prin una dintre meurtriere Drago nu vazu altceva decat un vartej auriu.Nu mai stia cand e zi si cand e noapte.Caldura era sufocanta iar aerul devenise o materie vascoasa din ce in ce mai greu de inhalat.Cosmarurile se legau unul de coada celuilalt si curand nu mai fu in stare sa deosebeasca atmosfera din ce in ce mai sumbra din salile armureriei de irealul cenusiu al viselor.Prezente stranii incepura sa anime colturile camerelor luminate de torte cu rasina.
Arme din alte vremuri straluceau in umbra: bice de lupta, armuri, topoare de lupta, scuturi, archebuze, muschete, mitraliere cu afet, bombarde, obuziere, baliste.Cladirea i se parea o corabie in mijlocul talazurilor strivita de umarul urias al dunei care crestea neincetat.Flashuri orbitoare ii inundau emisferele cerebrale cu imagini amenintatoare: clonele patruland pe strazile altadata pline de viata ale orasului, paznicii turmelor, razz’a'torri, bantuind noaptea cartierele rezidentiale, barfitoarele invadand spatiile comerciale, intreaga viata domestica a orasului anihilata…apoi kruzii, a caror voracitate depasea imaginatia.
In sala mare a armelor nisipul curge silentios si nevazut acumulandu-se in balti galbene uscate pe podeaua de lemn.Ca intr-o clepsidra care masoara timpul, gandi fara sa vrea intr-un moment scurt de luciditate, pana la momentul in care, sub apasarea burtii de nisip lemnul ar trozni si plafonul l-ar strivi intr-o clipita.Vazu pe unul dintre arheologii viitorului descoperindu-i mumia ingropata in fotoliu, inconjurata de arme impecabil conservate, confundandu-l cu vreo capetenie razboinica, dezvoltand teorii lipsite de sens despre ritualurile de inmormantare ale klonienilor…
Drago juca intreaga noapte impotriva lui Kantore.Zorii venira pe neasteptate si atipi cu capul pe brate langa tastatura.Ii era intotdeauna greu sa indure o data in plus umilintele unei zile obisnuite…
De rescris, by trapese
Peur
Posted in serge brussolo on iunie 2, 2009 by trapeseJ’ai toujours voulu travailler dans le domaine de la peur.Explorer tous les visages de l’angoisse.J’ai toujours ete attire par le fantastique urbain.Ce qui me fascine ce sont les gens qui ont deux visages.A l’exterieur ils sont experts-comptables, ils ont une vie tout a fait normale, mais quand ils rentrent chez eux on s’apercoit qu’ils ont installe une annexe de l’enfer dans leurs deux-pieces cuisine, parce qu’ils sont dans une telle situation psychotique qu’ils ont fini par se batir un monde a eux, completement coupe du reel.Un monde secret, vraiment fou, et qui obeit a des rites magiques qu’ils ont eux-memes inventes.
Des qu’on se penche sur le probleme, on s’apercoit que ces gens-la sont loin d’etre des imbeciles et possedent meme un fort quotient intellectuel: j’ai connu des universitaires, des directeurs de societe qui etaient tombes dans cet engrenage.J’ai des amis qui travaillent dans certaines brigades de police ou dans des services hospitaliers de psychiatrie qui me racontent des choses terribles…
A partir du moment ou un type se prend pour un sorcier, il agit comme un sorcier.Il s’empare d’un mythe et s’applique a le faire vivre.C’est ca qui m’interesse.Les comportements magiques induits par la folie.Je pense que le thriller est la forme litteraire la mieux adaptee a l’heure actuelle pour exprimer la peur.Elle lui permet d’etre plus convaincante encore.Et je pense etre doue pour faire peur.Peut-etre qu’on est jamais aussi vivant que lorsqu’on a peur, peut-etre que la peur reveille en nous le gout de vivre, le gout des joies simples.Elle nous sort de l’apathie, de la routine.La vie quotidienne fait de nous des zombies, la peur peut nous tirer de la lethargie.C’est un coup de tonnerre en pleine somnolence…Quand on a frole la catastrophe, on se sent merveilleusement vivant, heureux.Ca ne dure pas, mais c’est un des bienfaits de la peur.Elle redonne du prix aux choses.Je suis naturellement porte aux sentiments extremes.J’adore les gens ou je les deteste.J’ai le culte des sentiments violents, je ne suis pas quelqu’un reposant.
(Entretien pour Le crime est notre affaire no.22, Dossier Brussolo, novembre 1993, p.19-20)
Galactic pot healer/ by Ph.K.Dick
Posted in philip k. dick on iunie 2, 2009 by trapeseAnd truly I was afraid, I was most afraid,
But even so, honoured still more
That he should seek my hospitality
From out the dark door of the secret earth
D.H.Lawrence
1. His father had been a pot-healer before him.And so he, too, healed pots, in fact any kind of ceramic ware left from the Old Days, before the war, when objects had not always been made out of plastic.A ceramic pot was a wonderful thing, and each that he healed became an objet which he loved, which he never forgot:the shape of it, the texture of it and its glaze, remained with him on and on.
However, almost no one needed his work, his services.Too few ceramic pieces remained, and those persons who owned them took great care to see that they did not break.
I am Joe Fernwright, he said to himself.I am the best pot-healer on Earth.I, Joe Fernwright, am not like other men.
Around in his office, cartons-empty-lay piled.Steel cartons, within which to return the healed pot.But on the incoming side-almost nothing.For seven months his bench had been bare.
During those months he had thought many things.
Ploaia lovea in rafale…
Posted in Fără categorie on mai 31, 2009 by trapese…torentiale care izbeau ferestrele cu furie.Vantul urla cumplit pe la colturile casei chinuind copacii care se agitau frenetic.Drago intorsese spatele ecranului de ceva timp si acum ramasese cu privirile atintite la privelistea zbuciumata a vijeliei.Undeva, in apropiere, inghesuiti intr-un break, luptatorii de guerrilla ai lui Kantores pandeau cea mai mica miscare.
Locomotiva…
Posted in atelier, bunker boy on mai 31, 2009 by trapese…aparu ca un monstru antediluvian spargand perdeaua de nisip care obtura vederea.Obuzele brisante explodau.Cladirea era acum o ruina cu ziduri prabusite peste resturile insangerate ale fugitivilor lipsiti de noroc.Cei cativa supravietuitori abordara usile trenului din mers, cu hotararea disperata a naufragiatilor.Dintre daramaturile fumegande aparura o duzina de razz’a'tori inarmati cu arme medievale…
Saturnia pyri prezinta…
Posted in pirate virus skull&crossbones on mai 30, 2009 by trapesepiratevirusskull&crossbones
Ahti…
Posted in kalevala on mai 28, 2009 by trapese…dwelt upon an island,
By the bay near Kauko’s headland,
And his fields he tilled industrious,
And the fields he trenched with ploughing,
And his ears were of the finest,
And his hearing of the keenest.
Heard he shouting in the village,
From the lake came sounds of hammering,
On the ice the sound of footsteps,
On the heath a sledge was rattling,
Therefore in his mind he fancied,
In his brain the notion entered,
That at Pohjola was wedding,
And a drinking-bout in secret.
Cycle of the Werewolf
Posted in stephen king on mai 28, 2009 by trapeseJanuary
Somewhere, high above, the moon shines down, fat and full- but here, in Tarker’s Mills, a January blizzard has choked the sky with snow.The wind rams full force down a deserted Center Avenue; the orange town plows have given up long since.
Arnie Westrum, flagman on the GS&WM Railroad, has been caught in the small tool-and-signal shack nine miles out of town; with his small, gasoline-powered rail-rider blocked by drifts, he is waiting out the storm there, playing Last Man Out solitaire with a pack of greasy Bicycle cards.Outside the wind rises to a shrill scream.Westrum raises his head uneasily, and then looks back down at his game again.It is only the wind, aftel all…
But the wind doesn’t scratch at doors…and whine to be let in[...]
And its snarls sound terribly like human words.
The door splinters, groans, gives.In a moment the thing will be inside.
Techniques d’ecriture
Posted in Fără categorie on mai 28, 2009 by trapeseEn premier lieu, je choisis une idee et cherche tout ce qui peut graviter autour, toutes les ramifications possibles.Je prends generalement un ecosysteme malade ou quelque chose comme ca et essaye de voir tout ce que ca peut bien generer: des comportaments psychologiques, politiques, religieux, les conflits qui peuvent en decouler, les manieres dont s’affrontent les mentalites, et a partir de toutes ces donnees, je batis mon histoire et commence a ecrire.Ceci dit, je ne croit pas a l’intrigue.C’est un mot qui ne veut plus rien dire, qui est vide de sens, qui n’est valable que dans le Polar, ou un probleme doit etre resolu.C’est une mecanique un peu artificielle, inherente, au genre.Je concois un petit peu cela comme un reportage, une ethnologie revee et delirante, un guide de voyage, un espece d’etude d’un monde qui n’existe pas et qu’il faut arriver a rendre credible.
La S.F.ne doit pas presenter d’intrigues, je le repete, mais des milieux.Elle doit avant tout etre une litterature d’idees.Cela dit, a partir du moment ou tout est bati, ou j’ai toutes les idees ainsi que la structure du bouquin, je me mets a ecrire, chronologiquement en general, a un rythme variable qui peut etre de cinq ou six feuillets par jour.Au fur et a mesure que j’ecris, je trouve d’autres idees, je vois d’autres eclairages et l’histoire se modifie un petit peu d’elle-meme.Un personnage que je croyais secondaire devient important et vice-versa.Il arrive tres souvent que le materiau se rebelle.En moyenne un roman de 300.000 signes (environ 200 pages) me demande un mois et demi.
J’ecris a la main, car je n’aime pas du tout le contact avec la machine a ecrire.
(Entretien avec Richard Comballot publie dans la Revue Phenix no 24, 1990, p.6)
Le murmure des loups/ by Brussolo
Posted in serge brussolo on mai 28, 2009 by trapesePremiere partie
Soyez sur vos gardes, veillez, car vous ne saurez pas quand ce sera le moment.
Evangile selon saint Marc (Mc 14 12-33)
Daniel avancait dans la poussiere jaune qui maculait le bas de son pantalon bleu marine comme une etrange farine exotique[...] Il etait tard, et la lumiere avare du crepuscule tombait sur la campagne pour se changer, au ras du sol, en une sorte de brume stagnante affreusement humide.La moindre declivite du terrain etai emplie de ce coton sale que le vent semblait avoir le plus grand mal a eparpiller.
De temps a autre une voiture passait en rugissant, creusant un trou dans la muraille elastique de l’air…
Bag of bones
Posted in stephen king on mai 20, 2009 by trapeseYes,Bartleby,stay there behind your screen, thought I; I shall persecute you no more; you are harmless and noiseless as any of these old chairs; in short, I never feel so private as when I know you are here.
‘Bartleby’
HERMAN MELVILLE
Last night I dreamt I went to Manderley again…As I stood there, hushed and still, I could swear that the house was not an empty shell but lived and breathed as it had lived before.
‘Rebecca’
DAPHNE DU MAURIER
Mars is heaven.
RAY BRADBURY
Era un biet orb…
Posted in atelier on mai 20, 2009 by trapese…parasit in inima labirintului cu Minotaurul pe urme.Totul i se parea dintr-o data coplesitor, strivitor.Cautarea lui Nikolai devenise o lupta pentru supravietuire.Brrfitoarele, raz’a'torii si cheliozi erau pretutindeni.Innopta prin canalele de scurgere riscand la tot pasul sa fie capturat sau ucis.
Vantul…
Posted in atelier on mai 20, 2009 by trapese…ce rascolea noaptea parea o elice uriasa.Etajul armureriei era scufundat in tacere si intuneric.Cu fruntea lipita de geamul inghetat, Drago sorbea cu nesat peisajul nocturn.In bataia slaba a lunii creaturi fantomatice se furisau peste intinderea cenusie.O imagine i se forma in minte.Inchise ochii ca sa vada mai bine.Undeva, dincolo de zidurile protectoare ale armureriei, Nikolai avea nevoie de ajutorul lui.
Aperitive
Posted in atelier on mai 19, 2009 by trapeseNatura moarta cu piranha
Vantul ce rascolea noaptea parea o elice uriasa…
Inconjurata de arbori scheletici, gura de metrou il astepta, rece si uruitoare…
Simti panica dezlipindu-se de el, liliac urias si hidos, disparand in negura electrica a galeriilor.Nikolai era o iluzie acum, cartile si armureria o amintire indepartata.
Sub voalul negru maxilarele ii clantaneau frenetic.Distinsa doamna de mai devreme pe care era imposibil sa nu o remarci, odata urcat in vagonul de metrou aproape gol, tremura acum din toate incheieturile de parca un frig intens s-ar fi lasat dintr-o data peste ea.
Vacarmul depasea orice imaginatie…
Sala garii avea un aer straniu…
Un tramvai galben ce se napustea spre gara i se fixa pe retina.Se clatina pe sine ca un urias ametit si se parea ca numai cladirea masiva a garii il va putea opri.Lumina slaba din vagon lasa sa se ghiceasca silueta matahaloasa a vatmanului.Curand franele incepura sa scoata scantei.Rumoarea crescu in intensitate cand fugarii adunati in sala inghetata putura observa platforma.Un obuzier renaissance isi atintea gura de foc iar un chelios lat in spate manuia o faclie.Langa el un altul, cu fata transpirata, ridica o ghiulea imensa.De pe platforma unui vagon restaurant improvizat o societate aleasa urmarea demonstratia de tir…
Ca in fiecare dimineata in ultima vreme se trezise infasurat in cearceaf ca o mumie uscata subit la soarele negru al spaimelor nocturne…
Ptyville-Moki…din ce in ce mai multi ciudati in oraselul asta,gandi Don Grandiose.Irefutabil, ciudati…Inima agentului de proximitate era plina de presimtiri nefaste…
Se aflau intr-un cinematograf al lumii de dincolo.Ecranul urias difuza o lumina galben-verzuie peste spectatorii inghititi de fotolii.Sala imensa si fara contur impunea o senzatie de claustrofobie.O maree vascoasa si toxica incepu sa innece crepusculul pana ce aerul deveni irespirabil si sufocant.Ceva monstruos si malefic se apropia iar ceata sulfuroasa parea sa fie aburul fatal al respiratiei aratarii.Subit o gheara de otel inghetat ii strapunse abdomenul.Dadu sa se ridice dar un cleste nevazut ii forfeca coloana.Gemu si se chirci cu genunchii la piept.De jur imprejur siluetele incepeau sa se topeasca si sa dispara.
Pelerinajul catre marea caldare de foc a vulcanului continua zi si noapte…
bla,bla by trapese
Tornada, aparuta de nicaieri, strabatu bulevardul ca un vehicul ciudat…




